• Bordeaux, la place des Quinconces
    Histoire(s) insolite(s)

    Bacchus triomphant : l’histoire de la fête du vin à Bordeaux

    Après un article consacré aux bains publics à Bordeaux au XIXe siècle, il était temps de rétablir l’équilibre en abordant la question de l’importance du vin pour la ville. Mais étant une piètre buveuse, j’ai préféré m’attaquer au sujet dans le sillage de l’exposition proposée par les archives municipales : Bordeaux, le vin en fête.  Le succès de « Bordeaux fête le vin » — dont nous avons célébré le vingtième anniversaire cette année — n’est pas sans rappeler celui de manifestations plus anciennes (foires, expositions et fêtes des vendanges) qui ont consacré le vin comme boisson emblématique des réjouissances populaires.

  • Bordeaux, Grand-Théâtre
    Histoire(s) insolite(s),  Sur les pas de...

    Sur les pas de… Stendhal à Bordeaux

    Auteur à la réputation confidentielle de son vivant, Stendhal (1783-1842), de son vrai nom Henri Beyle, est passé à la postérité en tant que romancier. Or les écrits de voyages, qui représentent le quart de sa production, étaient connus de ses contemporains — dont Goethe. Subjugué dans sa jeunesse par les merveilles de l’Italie, sa seconde patrie, le natif de Grenoble a effectué un voyage en France en 1838 afin d’échapper à ses obligations professionnelles. Il en a résulté un journal rédigé sur le vif, précieux témoignage de la vie à Bordeaux dans tous ses aspects. Le tout assaisonné de critiques acerbes sur l’architecture des monuments publics !

  • Rosa Bonheur
    Femmes à Bordeaux

    Pourquoi Rosa Bonheur était une badass

    La mémoire de la peintre animalière Rosa Bonheur (1822-1899) est loin d’être entretenue avec ferveur à Bordeaux, sa ville natale. Hormis quelques œuvres exposées au musée des beaux-arts de la ville, il ne subsiste qu’une rue à son nom et une statue — noircie et endommagée — à son effigie au Jardin public. Le genre dans lequel elle choisit de faire carrière est lui-même tombé en désuétude, contrairement à l’un des courants picturaux les plus novateurs de l’époque : l’impressionnisme. Pourtant, Rosa Bonheur fut considérée comme la peintre animalière la plus célèbre de France, voire du monde. Une renommée qui constitua à la fois la cause et l’effet d’une liberté…

  • Pierre Lacour, Vue du port de Bordeaux
    Patrimoine

    Le port de Bordeaux, paysage urbain de Pierre Lacour

    Alors que la saison culturelle dédiée au paysage vient de s'achever à Bordeaux, le musée des beaux-arts de la ville prolonge son accrochage exceptionnel sur ce genre longtemps considéré comme mineur dans la hiérarchie des arts. Avec « Le musée se met au vert ! Paysages en représentation(s) », l'institution bordelaise propose un parcours inédit au sein de ses collections permanentes, notamment en établissant un dialogue entre tableaux des maîtres anciens et création contemporaine. Parmi les chefs-d'œuvre conservés à Bordeaux, un paysage urbain monumental : celui du port de Bordeaux réalisé au début du XIXe siècle par le peintre local le plus estimé de son temps, Pierre Lacour (1745-1814).

  • Momies de l’église Saint-Michel, Bordeaux
    Histoire(s) insolite(s),  Sur les pas de...

    Sur les pas de… Jules Verne à Bordeaux

    Jules Verne (1828-1905) fut l’un des premiers auteurs à mêler avec succès science-fiction, aventure et fantastique. À tel point qu’il figure parmi les écrivains français les plus traduits en langue étrangère, et pour cause : ses œuvres constituent un ensemble romanesque exceptionnel, reflet d’une époque troublée par l’évolution du monde mais qui n’entendait pas renoncer au rêve. Mondialement célébré pour ses Voyages extraordinaires, l'écrivain sillonna lui-même le globe en paquebot ou à bord de ses propres bateaux à voile. Je vous invite à suivre Jules Verne à Bordeaux, qu’il visita plus longuement que prévu en 1858.

  • Georges Dorignac, femme au chignon
    Culture,  Expositions

    Georges Dorignac, le trait sculpté

    À l’occasion de l’exposition actuellement présentée à la galerie des beaux-arts de Bordeaux, je vous invite à découvrir l’art insaisissable du peintre et dessinateur bordelais Georges Dorignac (1879-1925). Actif dans la capitale à partir de 1902, il contribua à l’effervescence cosmopolite de l’école de Paris aux côtés de Modigliani et Soutine, tout en préservant son indépendance artistique. Cette singularité est due notamment à d’époustouflants dessins qui privilégient la dimension sculpturale des modèles — portraits, nus féminins ou figures de travailleurs. Oublié après sa mort prématurée en 1925, Georges Dorignac le serait toujours sans l’opiniâtreté des collectionneurs, marchands, conservateurs de musée et historiens de l’art qu’il continue de fasciner.