• Rosa Bonheur
    Femmes à Bordeaux

    Pourquoi Rosa Bonheur était une badass

    La mémoire de la peintre animalière Rosa Bonheur (1822-1899) est loin d’être entretenue avec ferveur à Bordeaux, sa ville natale. Hormis quelques œuvres exposées au musée des beaux-arts de la ville, il ne subsiste qu’une rue à son nom et une statue — noircie et endommagée — à son effigie au Jardin public. Le genre dans lequel elle choisit de faire carrière est lui-même tombé en désuétude, contrairement à l’un des courants picturaux les plus novateurs de l’époque : l’impressionnisme. Pourtant, Rosa Bonheur fut considérée comme la peintre animalière la plus célèbre de France, voire du monde. Une renommée qui constitua à la fois la cause et l’effet d’une liberté…

  • Pierre Lacour, Vue du port de Bordeaux
    Patrimoine

    Le port de Bordeaux, paysage urbain de Pierre Lacour

    Alors que la saison culturelle dédiée au paysage vient de s'achever à Bordeaux, le musée des beaux-arts de la ville prolonge son accrochage exceptionnel sur ce genre longtemps considéré comme mineur dans la hiérarchie des arts. Avec « Le musée se met au vert ! Paysages en représentation(s) », l'institution bordelaise propose un parcours inédit au sein de ses collections permanentes, notamment en établissant un dialogue entre tableaux des maîtres anciens et création contemporaine. Parmi les chefs-d'œuvre conservés à Bordeaux, un paysage urbain monumental : celui du port de Bordeaux réalisé au début du XIXe siècle par le peintre local le plus estimé de son temps, Pierre Lacour (1745-1814).

  • Georges Dorignac, femme au chignon
    Culture,  Expositions

    Georges Dorignac, le trait sculpté

    À l’occasion de l’exposition actuellement présentée à la galerie des beaux-arts de Bordeaux, je vous invite à découvrir l’art insaisissable du peintre et dessinateur bordelais Georges Dorignac (1879-1925). Actif dans la capitale à partir de 1902, il contribua à l’effervescence cosmopolite de l’école de Paris aux côtés de Modigliani et Soutine, tout en préservant son indépendance artistique. Cette singularité est due notamment à d’époustouflants dessins qui privilégient la dimension sculpturale des modèles — portraits, nus féminins ou figures de travailleurs. Oublié après sa mort prématurée en 1925, Georges Dorignac le serait toujours sans l’opiniâtreté des collectionneurs, marchands, conservateurs de musée et historiens de l’art qu’il continue de fasciner.