Catégorie : Monuments disparus

Dessinateur, graveur, peintre, « archéologue » : l’œuvre de Léo Drouyn (1816-1896) est riche de plus de 3 000 dessins et près de 1 550 gravures, dont une large part est consacrée au patrimoine médiéval du sud-ouest de la France. Il contribua à la réhabilitation du Moyen Âge dans le sillage de Victor Hugo et du mouvement romantique : ses albums de dessins et ses croquis constituent un fonds indispensable à la connaissance des édifices religieux girondins avant les campagnes de restaurations de la seconde moitié du XIXe siècle. En tant que dessinateur pour la Commission des monuments historiques de la Gironde, il s’attacha notamment à l’étude de l’art roman, s’érigeant — parfois en vain — contre toute atteinte à l’intégrité de ces jalons de notre histoire.

Monuments de Bordeaux Monuments disparus

Si Bordeaux a bâti sa réputation sur le négoce du vin du même nom, quelques édifices témoignent encore avec discrétion de son glorieux passé… thermal. L’aspect boueux de la Garonne dissuaderait plus d’un curiste d’en mesurer les vertus, mais la chose ne semblait nullement incongrue aux Bordelais fortunés du XIXe siècle, friands de bains de propreté et de santé. À l’heure où les stations thermales se tournent de plus en plus vers le « thermo-ludisme » afin d’élargir leur clientèle, plongeons-nous dans la vogue éphémère des établissements hydrothérapiques à Bordeaux — d’une rigueur scientifique variable.

Monuments de Bordeaux Monuments disparus Sciences et techniques

L’observation de Bordeaux sur la Carte générale de la France (1756-1815), par Cassini, réserve une surprise de taille au regardeur d’aujourd’hui : une gigantesque étoile, posée au bord de la Garonne en amont du quartier des Chartrons, étend profondément ses ramifications dans une ville en plein renouveau urbanistique. Un vestige de l’Ancien Régime qui, bien après sa destruction à la chute de l’Empire, hante encore l’inconscient collectif des Bordelais : le château Trompette.

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